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4 conseils d’un expert Lean & Agilité pour devenir Consultant

Gérard Borreill est expert Lean et Agilité à Grenoble. Il intervient comme consultant et formateur auprès de sociétés ayant des projets dans le numérique et l’informatique. Riche de plus de 20 années d’expériences, il livre 4 conseils aux futurs consultants indépendants, à la lumière de son propre parcours.

Les méthodes agiles

Les méthodes agiles

Conseil n°1 : Construisez votre expérience et testez votre envie

«J’ai débuté comme ingénieur informaticien, en tant que développeur. Puis mon expérience a été très variée, allant du marketing au support en passant par l’avant-vente et l’architecture logicielle, le tout avec quelques responsabilités d’équipes et de projets ; mais j’avais l’impression de tourner en rond et de n’utiliser que 20% de mes capacités. Cela ne répondait pas assez à ma soif d’apprendre, de progresser, ni à mon désir de contribuer à l’amélioration des organisations.

Une première expérience en tant que consultant m’avait donné le goût du conseil avec la conception et la dispense de formations techniques, de séminaires d’information, l’accompagnement au changement et des actions commerciales. Mais je n’avais que 5 ans d’expérience alors et tant de choses à découvrir. »

Conseil n°2 : Saisissez les opportunités… en limitant les risques

«J’ai passé plus de 20 ans dans des ESN (Entreprise de Services du Numérique) que l’on appelait avant les SSII et chez des Éditeurs de logiciel. Lorsque l’opportunité de se lancer en tant que Consultant indépendant s’est présentée, c’est tout naturellement que j’ai franchi le pas.

Cela dit, le chemin n’est pas tout tracé. Cela demande une réelle détermination et de l’audace. De plus, il faut être imaginatif et flexible pour être en mesure de faire une proposition qui réponde au mieux aux besoins d’un prospect.

En termes de structure, j’ai opté pour le portage salarial qui offre l’avantage de démarrer de façon plus sûre son activité, financièrement mais aussi en termes d’accompagnement. »

FORMATION

pensez FORMATION !

Conseil n° 3 : Pensez à la formation pour enrichir votre offre de service

« La formation est un véritable complément à l’activité de conseil. C’est un moyen de plus pour se faire connaître. De plus, il y a l’exigence de continuer à se former soi-même et de faire évoluer ses compétences, car on doit toujours en savoir bien plus que ce que l’on enseigne. Enfin, la formation permet de proposer des interventions de conseil clés en main avec un meilleur accompagnement. »

« Dans mon activité, je conçois et dispense des formations à l’agilité. On n’envisage pas une formation en agilité comme une formation classique. S’il y a une partie théorique et des exercices, j’intègre des jeux agiles. Ces jeux permettent de se mettre en situation de façon ludique, d’expérimenter et de prendre du recul. Par exemple, ils permettent de toucher du doigt l’importance de la collaboration et d’oser faire des essais pour arriver à un résultat satisfaisant. L’aspect ludique permet de se décoincer, de lever certaines barrières que l’on se fixe. Cumuler formation et conseil me rend plus performant dans mes missions. »

Conseil n° 4 : Donnez du sens à votre métier et apportez du « plus »

« Je me suis lancé dans l’agilité car cela correspond bien à ma façon d’envisager le travail :

  • valorisation des talents de chacun,
  • collaboration,
  • respect,
  • courage,
  • amélioration continue et donc recherche de l’efficacité.

Croire dans son métier, donner un sens à sa démarche, permet de distinguer son offre et d’apporter de la valeur ajoutée au client.

A la différence d’un chef de projet classique, le manager agile est d’abord un facilitateur et un animateur. Aussi, il m’arrive de tester des pratiques avec les équipes, d’en inventer ou d’en adapter. Ensuite je les évalue notamment via des réunions de rétrospective. Je travaille aussi sur la communication afin de favoriser la collaboration, l’entraide et d’avoir un statut plus clair sur où en est réellement le projet. Après chaque mission je fais un bilan de ce qui a fonctionné et de ce qui peut être amélioré, ce qu’on ne fait pas forcément en étant salarié. Chaque nouvelle mission a un contexte différent ce qui est enrichissant.
L’expérience acquise ainsi renforce mes compétences pour le conseil et la formation. Enfin c’est en contact avec mon marché et en fonction de mes aspirations que je décide de me former dans tel ou tel domaine. Je suis davantage acteur que lorsque j’étais salarié. »

RH Solutions, Interview, septembre 2015

Zoom sur les méthodes Agiles (par Gérard Borreill)

Partant du constat qu’avec les méthodes classiques de gestion de projet (comme le cycle en V), moins d’un tiers des projets sont considérés comme réussis en termes de délai, de budget et de fonctionnel, les méthodes dites agiles ont émergées dans l’informatique dans les années 90. On parle d’ailleurs plutôt d’approches agiles car le terme méthode est trop restrictif.

Issues en partie du Lean elles sont basées sur la collaboration, la communication et l’empirisme afin de s’améliorer en permanence. Elles visent notamment à accueillir le changement, à maximiser la valeur du produit réalisé, à augmenter l’efficacité des équipes et à réduire les coûts de maintenance. La transmission des compétences est favorisée et l’effet tunnel est combattu. La planification est faite en collaboration avec le client, le produit est livré de façon incrémentale au maximum toutes les 4 semaines pour Scrum et peut potentiellement être mis en production dans la foulée.

Ces approches agiles permettent à la fois une meilleure satisfaction du client, une optimisation de l’utilisation des budgets et une plus grande motivation des équipes. Elles peuvent être utilisées dans l’informatique, mais pas seulement: Scrum par exemple, est utilisable pour le développement de produits complexes dans un environnement changeant.

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