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Franchisé, gérant, multi-employeur : les nouvelles « formes » de l’emploi

La crise a favorisé le développement d’alternatives au contrat de travail classique, le CDI. C’est ce que vient de révéler le rapport du Conseil d’orientation pour l’emploi (COE).

Marché de l'emploi flexibl

Vers un marché de l’emploi flexible ?

Ce rapport publié le 4 avril dernier affirme néanmoins que le CDI demeure la forme la plus répandue en France (autour de 87 %). Cependant, « des formes d’emploi plus récentes ont émergé, souvent aux frontières entre salariat et travail indépendant, telles que l’auto-entreprise qui a connu un « essor très rapide », indique l’étude.

Le portage salarial est une tendance qui monte. D’autres « formes hybrides de travail indépendant » se développent aussi dans lesquelles l’entrepreneur se voit imposer par une entreprise dont il dépend certaines modalités d’organisation de son travail : franchisé et gérant non-salariés des succursales de commerce…

Autre constat de l’étude : on voit également de plus en plus des salariés travailler pour plusieurs employeurs. On parle de salariés multi employeurs et ce statut concerne des millions d’actifs.

Flexibilité du travail
Les raisons d’une telle évolution ?  Au cours des cinquante dernières années, la croissance du secteur tertiaire et la féminisation du marché du travail ont pu contribuer à la progression des CDD comme à celle du travail à temps partiel, note le rapport.

Précisément, l’étude constate que les embauches en CDD de moins d’un mois ont été multipliées par trois ces dix dernières années.
Les CDD de moins d’une semaine ont quant à eux plus que doublé.

C’est le secteur des services qui est à l’origine de cette inflation des CDD très courts. Une évolution stimulée par le changement de la législation qui a autorisé davantage d’activités à recourir au «CDD d’usage», comportant moins de contraintes.
L’étude constate également une légère baisse de la durée moyenne des contrats d’intérim (2 semaines en 2001, 1,7 semaine en 2013), qui restent surtout utilisés par l’industrie et le BTP.

Les salariés précaires ne sont pas proportionnellement plus nombreux, mais ils subissent une précarité plus forte. Les jeunes et les moins qualifiés sont les premiers touchés. Plus de la moitié des 15-24 ans et plus d’un tiers des ouvriers sont en emploi temporaire, contre un cadre sur dix.

Par ailleurs, la mondialisation et la financiarisation de l’économie, puis la crise, conduisent les entreprises à réduire leurs coûts. Le chômage de masse a modifié le rapport de force sur le marché du travail dans un sens défavorable aux salariés, de plus en plus contraints d’accepter des emplois précaires.

Le COE s’interroge néanmoins sur la responsabilité des pouvoirs publics. Car le régime d’assurance-chômage permet de conserver son allocation, tout en ayant une activité réduite. Le comité insinue qu’un tel système encourage le développement des petits boulots.

Sources

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