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La transformation digitale, c’est pour maintenant

2017 : 23 ans après le lancement de la première offre de connexion internet grand public (juin 1994), les experts s’accordent pour dire qu’aujourd’hui la transformation digitale est une évidence, voire pour certains une urgence. Gare à ceux qui oublient de s’adapter aux nouveaux usages, comme le rappelle sur les réseaux sociaux le hastag #evolveordie (« évolue ou meurt « )!

Pour les consultants et les formateurs indépendants, il s’agit là d’opportunités d’activités nouvelles, car la France possède à la fois une appétence technologique mais aussi des freins psychologiques ou structurels qu’il faut savoir lever. La preuve au travers d’études et d’articles récents sur le sujet.

Une prise de conscience récente

Dans les années 2000, le tourisme, la musique, la presse ou le commerce ont été les premières industries concernées par la transformation digitale. Depuis 2010, c’est au tour des secteurs de l’hôtellerie, des taxis, des assurances, de la finance ou de la santé de subir cette vague numérique.

Finalement, la prise de conscience du caractère universel de cette transformation est relativement récente, puisqu’elle ne date que de 2012. Comme le rappelle Mathieu Aubusson, responsable Leader Transformation Digitale France du Cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers (PwC) : « La question n’est plus d’avoir une stratégie digitale mais d’avoir une stratégie dans une monde digital ».

transformation digitale

Transformation digitale = croissance et rentabilité

La prise de conscience est directement liée à l’identification de la transformation digitale comme « facteur de compétitivité », surtout après la crise de 2008.
Selon les études Roland Berger (2014) et Cap Gemini (2012), les entreprises fortement numérisées connaissent « une croissance de leur chiffre d’affaires six fois plus élevée que celles qui sont en retard ». Par ailleurs, ces entreprises sont en général « 25% plus profitables que les autres entreprises de leur secteur ».

De beaux arguments à avancer quand on est consultant et que l’on souhaite accompagner cette transformation sur le plan des ressources humaines, de l’informatique ou du e-commerce.

Mais attention, les consultants n’arrivent pas toujours en terrain conquis puisque selon le baromètre Deloitte-Usine Nouvelle (Septembre 2016 – 1 – ), la transformation digitale ne se place qu’en 9 ème position en termes d’enjeux stratégiques, pour 2017 et 2018, dans les entreprises de moins de 250 salariés (et à la 5ème position pour les ETI, avec plus de 250 salariés).

Une stratégie digitale souvent mal comprise ou trop superficielle

Une étude récente du Cabinet Cap Gemini (juin 2017, 1700 interviewés, au sein de 340 organisations -2-) montre un écart de perception du Digital, que l’on se place du côté salariés ou dirigeants.

D’un côté, les employés réclament une stratégie plus claire et expriment le besoin d’être informés ou accompagnés dans cette transformation. Face à eux, la Direction d’entreprise pense déjà en faire assez mais semble oublier de se réinventer. Elle oublie peut être de poser des jalons pour une nouvelle stratégie digitale, se limitant sans doute à n’en utiliser que les outils.
En clair, l’enjeu pour les entreprises françaises est plus de réussir leur transformation humaine que technologique ! Une situation où les consultants et les formateurs ont un rôle essentiel à jouer.

Pour appuyer cette réflexion, l’étude Cap Gemini identifie des écarts de perceptions entre la Direction et les employés, au sein des organisations :

  • 69% des cadres dirigeants déclarent avoir une vision stratégique du digital, suffisamment pragmatique pour se développer dans l’organisation,
  • A contrario, seulement 36% des employés -censés réaliser cette transformation- déclarent percevoir cette vision.

De la même façon :

  • 62% des dirigeants interrogés, pensent que la stratégie est bien définie et qu’il existe un plan d’action cohérent afin de réaliser cette transformation numérique,
  • A contrario, seulement 37 % des employés pensent la même chose…

Dernier écart notable, révélant surtout un besoin de communication et de formation au sein de l’organisation :

  • 61% des dirigeants pensent que la communication internet sur la  stratégie digitale est bien faite,
  • Seuls, 38% des employés le pensent aussi…
Source Etude Cap Gemini juin 2017

Source : Étude Cap Gemini, juin 2017.

La solitude des dirigeants et les freins à la transformation

Nicolas Dufourcq, Directeur général de Bpifrance (3), identifie dans un récent article de Challenges, deux besoins des entreprises françaises face au Digital :

  • Établir une véritable stratégie,
  • Assurer une mise en œuvre efficace.

Le premier besoin est de développer une véritable stratégie différenciante et créatrice de valeur, au lieu de « se limiter » à n’utiliser que les outils numérique. La stratégie peut apparaitre sous des formes variées :

  • automatiser des processus,
  • identifier de nouvelles sources de création de valeur,
  • se fixer une évolution possible de son cœur de métier en s’appuyant sur une innovation (disruption) ou en changeant de marchés (stratégie de pivot),
  • évoluer vers de nouveaux clients (BtoB et BtoC),
  • communiquer différemment ou
  • développer une activité de e-commerce, en réaction à l’arrivée de nouveaux entrants.

Les freins actuels sont de deux ordres :

  • les Directions doivent être mieux accompagnées pour démystifier le concept de transformation digitale. Le dirigeant de PME en particulier ressent même une certaine solitude face aux enjeux stratégiques.
  • Les décideurs en entreprise doivent ensuite apprendre à mieux se centrer sur leurs « opportunités de business ».

Le deuxième besoin des entreprises face à la transformation digitale relève de la mise en œuvre de leur nouvelle stratégie. Elle concerne l’organisation, les formes de management et de travail ou l’affirmation de la nouvelle culture d’entreprise. Deux métiers sont directement concernés :

  • Pour les métiers des Ressources Humaines au sens large (de la Direction RH aux recruteurs en passant par les managers), l’enjeu est de s’intéresser encore plus au facteur humain, qui est un capital essentiel. La formation, l’identification des talents, les nouvelles formes de travail collaboratif ou l’environnement professionnel (qualité de vie au travail)… sont autant de sujets clés.
  •  Pour les métiers de l’Informatique et des Systèmes d’information, l’enjeu est tout aussi important ; il est vital de sortir de la complexité des systèmes imposés par les éditeurs. L’entreprise est trop souvent coincées par un ERP (Progiciel de gestion intégré ou Enterprise Resource Planning) ou un CRM (Outil de gestion de la Relation Client) dont elle n’arrive pas à tirer toute l’intelligence. Cela impacte aussi bien la fonction Finance, que Commerciale ou Marketing. La faute est pour partie liée au manque d’intégration de ces solutions à des prix abordables et la disponibilité de compétences pour réaliser ces projets. Encore un domaine où des experts indépendants peuvent prouver leur utilité.

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